Michel Demeuldre nous raconte

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Michel Demeuldre continue à nous conter l’histoire des musiques ottomanes avec sa verve truculente !

Au cours de cette quatrième émission sur les musiques dans l’empire ottoman, nous poursuivons notre recherche sur les esthétiques entamées la dernière fois en nous abordant le thème des musiques « douces-amères », plus précisément, l’évolution des esthétiques des « chants longs » entre rite chamanique et tradition persano-platonicienne, entre nostalgie et mélancolie. Cette émission partant des « Uzun Hava » des montagnards et des nomades turkmènes et des Gazeller soufis des villes impériales, portera principalement sur la Doïna Roumaine et la Sevdalinka bosniaque et les concepts et des métaphores, de « feu » (« Yannik ») , de « Dor » et de « Sevda ». Nous laisserons pour plus tard les sentiments culturels grecs, albanais, syro-perses et autres.

Agenda Avril 2019

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Notre conseil du mois : Dhafer Youssef au festival Nuit Solaire à Floreffe

La sélection des bonnes sorties multiculturelles du mois d’avril 2019!

Pedro Moura nous parle de choro (musique brésilienne sophistiquée), les rodas du mardi au ViaVia Café et les musiciens en provenance directe du Brésil Dinho Noguieira & Zé Barbeiro qui joueront les 10 & 11 avril à Bruxelles. Il y a des workshops prévus avec ses musiciens le 12 avril (pour toutes informations voici le n° de Pedro : 0483 04 64 12).
Jeter aussi un œil au site de ce musicien brésilien pour tout savoir de ses activités
> www.pedromoura.com

Plusieurs places à gagner !!


pour :
– Le festival BRDCST (pass pour la journée)
– Les Nuits du Botannique (voir les dates ci-dessous)
Vos noms (1 ou 2 personnes) + la date désirée : > contact@djiboutik.be

AGENDA

02
• AB : Alborosie
• Ambassade du Brésil à 19h : Ginga Ligeira
04
• Café Beguin : Salsa Jam – La Malanguita
05
• Muziekpublique : Sirus Quartet (Suède, France, Belgique)
• Bozar : Mohamed Briouel & l’Orchestre arabo-andalou de Fès
• Café Beguin : Roda de Samba
• De Roma (Anvers) : Groundation + Eliasse + Visionz (dj)
06
• Pianofabriek – Roda de Choro
Festival BRDCST
– AB Theater : Nadah El Shazly (Eg) + Maurice Louca Presents ‘Elephantine’ (Eg) + Tarkamt (Eg)
– Beurs­schouw­burg : Zuli (Eg) + 1127 (Eg)
– Ab Salon : Cucina Povera (Fi/Uk)
– Bonnefooi : Ladies On Records (Dj Set) (Tr) + Elektro Hafiz (De/Tr)
07
• GC De Markten : O Clube do Choro de Bruxelas invite Ginga Ligeira
10
• Cercle des voyageurs : Aurélie & Verioca “Uatu” (musique du Brésil)
• Café Flamingo : Azuleo (Flamenco Festif!)
• Café Béguin : Dinho Noguieira & Zé Barbeiro (choro)
11
• 20h – L’Horloge du Sud : Cinema pour Beira – “Comboi de sal e açucar” film de Licínio Azevedo – Mozambique 2016 – Portuguais, s/t français – 10 euros
• Ambassade du Brésil – 19h – Dinho Noguieira & Zé Barbeiro
12
• Muziekpublique : Maitryee Mahatma (Inde, Kathak Dance)
• Crikx Café – Azuleo (Flamenco Festif!)
13
• Art Base – O Clube do Choro de Bruxelas invite Dinho Noguieira & Zé Barbeiro
• Café Béguin : Oliba International (Afrobeat)
• Studio CityGate – Antitapas Bloom Night
– Mop Mop Sounds System Ft. WAYNE SNOW – Aälma Dili (Fr) – Balkan Wester Power – Murman Tsuladze (Ge)- Black Sea Disco + Dj-Sets : Asia Bators – Le Triporteur – Murman Tsuladze & Zauri Makhatchkala – Seb Rebel Up – Coqò Djette – Radio Bistrot – Boochie
14
• De Roma (Anvers) : Oumou Sangaré
17
• De Roma (Anvers) : Kokoroko + EMY + dj Global Wax
• Ambassade du Brésil à 19h : Dodecáfone, à 20h30 : Renata Amaral
18
• Le Cercle des voyageurs : Esteban Murillo Trio
19
• Crix Café : Trio Christophe Astolfi (valses swing)
• Art Base : Monsieur Doumani (traditionnel bidouillé de Chypres)
20
• VK : Listen! x Rebel Up x VK – Ammar 808Susobrino & Gan Gah
• Floreffe : Festival Nuit Solaire 16h00
– Cloître : Matthieu SaglioSitardustTristan Driessens
– Abbaye : Tom VayloBaul Meets SazResonanceDhafer Youssef
26
• Crix Café : Tcha (Limberger) Trio Magique
• Muziekpublique : Grupo Romance (fado de Coimbra, Portugal)
• CC de Woluwe-Saint-Pierre : High Jinks Delegation + O! Boy
27
• Bozar : Festival Balkan Trafik : Marko Markovic + Boban Markovic + des tonnes d’autres groupes balkaniques
• Café Béguin : Ayom (Foró fusion)

• Botanique : Les Nuits
– 23/04 : Esinam + Manu Delago
– 28/04 : Sym + Black Flower
– 01/05 : Martha Da’Ro
– 03/05 : Nihiloxica + Pongo
– 04/05 : Altin Gün + Yôkaï

Voyage au Mozambique: épisode 03 : Arctur, les activistes de la culture à Beira

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La ville de Beira vient d’être touchée par une horrible catastrophe naturelle, le cyclone tropical Idai a ravagé la ville à 90%!

Quand j’avais eu l’intention de me rendre à Beira en 2017, j’avais cherché sur Facebook des contacts afin de rencontrer les habitants de cette grande ville (500 000 habitants). J’étais alors tombé sur une personne qui organisait des cours de danse traditionnelle pour les enfants dans le centre culturel, Ana Manjara. C’était une activité parfaite afin que mon fils soit plongé dans la culture du pays de sa mère. Et c’était aussi pour moi une porte d’entrée idéale vers la vie de cette grande ville mozambicaine.

Non seulement j’ai rencontré des gens admirables de courage dans leur énergie à promouvoir et exercer leurs activités culturelles, mais il s’agissait également de gens extrêmement sympathiques et accueillants. Les gens regroupés sous le nom de Arctur participaient activement à la vie du centre culturel de Beira. Dans plusieurs domaines et sans presque aucun moyen, ils organisent des activités pour les adultes et les enfants, pratiquement bénévolement. Ils sont, pour la plupart, aux études ou ont d’autres activités rémunératrices. C’est seulement les entrées au spectacle de fin d’année qui leur permet de poursuivre leur inlassable travail culturel.

Nous n’avons que très peu de nouvelles d’eux depuis le passage du cyclone Idai. Nous pensons évidemment très fort à eux et espérons qu’eux et leurs proches sont en bonne santé, qu’ils n’ont pas subi trop de dégâts et qu’ils pourront reprendre très vite les activités qui allumaient des étoiles dans leurs yeux quand ils en parlaient… Força!



• Pour aider le Mozambique

>> Médecins Sans Frontière
>> Dons Solidarité
>> Oxfam

La ville de Beira en 2017

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La façade du centre culturel

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Le hall du centre culturel

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Le cours de capoeira

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Le cours de danse traditionnelle

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La planning des différents cours officiels de la semaine

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L’événement à venir dans le centre culturel

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L’immense salle de fête qui jouxte le centre culturel

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La plage de Beira

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La gare

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Les vendeurs à l’ombre

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Une vue de rue de la ville

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La piscine, l’endroit le plus agréable de la ville

• Quelques activistes culturels

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Ana Manjara
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NDevo
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Vence

La ville de Beira en 2019 après le passage du cyclone Idai

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L’atelier de Vence, le styliste/couturier/professeur de capoeira

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Une rue de la ville

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Le côté du marché au poisson

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Un quartier périphérique

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Les voies d’accès à la villes

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Une salle de sports

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Le chemin de fer

Le festival BRuMM et Askanyi

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Le festival de Bruxelles Musiques Migrantes en est à sa première année sous cette appellation mais déjà à sa troisième édition en tant qu’organisation. Il pose la question de la vie à Bruxelles des musiques arrivées d’autres contrées. Des conférences, tables rondes et concerts émaillent la programmation du 21 au 31 mars 2019 dans divers lieux de la capitale. Hélène Sechehaye vient nous présenter le programme.

>> Programme complet

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Askanyi se produira au Senghor le vendredi 22 mars dans le cadre de ce festival. Il s’agit d’une création de Sébastion Paz Cerroni. Celui-ci était déjà venu présenté la première mouture de ce projet en 2015, à l’époque, centré sur des polyphopnies d’Afrique de l’Ouest accompagnés d’un quatuor à cordes. Dans la nouvelle version, le quatuor est toujours présent, mais le centre s’est déplacé vers le moyen orient, plus précisément sur les écrits de Gibran Khalil Gibran, poète Libanais, auteur de « Le Prophète », un livre clé de la contre culture des années 60’s.

>> Informations

Mexique rencontre avec Israel Alonso Arbesu

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Israel Alonso Arbesu nous chante La Petenera

Israel Alonso Arbesu est un jeune musicien mexicain qui vit à Bruxelles depuis 4 ans. Il aussi est le curateur de la fête Dia de Muertos au Centre Culturel Brueguel, un merveilleux événement qui a connu un succès inattendu!

Il nous parle de la musique qu’il décidé de partager avec nous, le son jarocho, et de son Mexique natal. Il nous honore aussi d’une interprètation live (requinto-voix) d’une classique de la musique « aller-retour » entre le Mexique et l’Espagne, La Petenera

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Cascabel, le trio + invités divers
Contact : Israel Alonso Arbesu

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Ateliers au musée Art et Marges

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Le cortège

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Exposition de calaveras réalisées par les enfants au centre culturel Brueguel

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L’autel du rituel aux ancêtres au centre culturel Brueguel

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Le Fandango avec Sonosfera et les autres musiciens au centre culturel Brueguel

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Le Fandango : le zapateado au centre culturel Brueguel

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La force du Jaguar!

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La Guanabana

Agenda Mars 2019

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Leila McCalla, le 23 mars à l’AB est notre conseil du mois!

L’équipe de Djiboutik, augmentée de Csilla Deák pour l’occasion, vous guide dans la jungle tropicale (ou pas) des concerts et événements du mois de mars 2019.

Bonne écoute!

Michel Demeuldre nous raconte : Des Ottomans aux Balkans, épisode 03

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Pour découvrir les sensibilités et les esthétiques qui ont prévalu au sein de la société ottomane du XVème au XXème siècle, je me propose de partir d’une comparaison entre les caractéristiques des musiques traditionnelles des nomades turcs et celles, urbaines, en particulier à Istanbul, ayant recueilli les patrimoines byzantins, persans, arméniens, arabes, juifs et tsiganes. Nous nous pencherons plus particulièrement sur les diverses expressions poétiques et musicales de la nostalgie, de la douleur et des blessures infligées par l’amour, mystique ou profane.

Claude Flagel nous raconte : ses collaborations internationnales

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John Wright

Le thème est « Quelques rencontres en dehors de la Belgique ».

Fredy Reyna était l’attaché culturel du pavillon du Vénézuéla pendant l’Expo 58. C’est la découverte du cuatro, dont il était un virtuose qui m’a fait adopter cet instrument et abandonner la guitare. C’est un salut aux musiciens vénézuéliens en ces temps difficiles.

1. Seis numerao, pasaje par Fredy Reyna, lors d’un concert à Bruxelles en 1981.

J’ai beaucoup travaillé depuis 1969 avec des musiciens et des musicologues hongrois. C’est en 2004, à l’occasion d’un film d’Alexandre Keresztessi montrant la présence et l’influence des Wallons en Hongrie depuis le Moyen-Âge que fut imaginé un concert qui, parallèlement, illustrait les similitudes ou les différences des emprunts à des thèmes communs.

2. Jésus cherche à se loger avec Kati Juhaz et Carmina Danubiana.

Le village de Vieuxville se trouve entre Comblain-au Pont et Barvaux, en province de Liège.
Cette suite des « petites danses » a été notée par un notable local qui jouait du violon.
C’est en 1977, pour une émission de la radio-télévision hongroise, que se sont retrouvés à Budapest quelques musiciens et danseurs de pays « occidentaux ». Ce sont des musiciens hongrois qui m’accompagnent au violon, à la contrebasse et à l’épinette.

3. Suite de Vieuxville avec des musiciens hongrois, à Budapest en 1977.

La réalisation d’un disque consacré aux danses et contredanses de la Révolution de 1789 a été possible grâce à mon ami Jean Leber qui dirigeait l’Ensemble Orchestral de Marseille. L’Allemande était une des danses à la mode depuis les années 1760. L’occasion pour moi de graver la Deutsche Tanz n° 3 de l’opus KV 602 de Mozart dans une version dansable.

4. Danse allemande n°3 par l’Ensemble orchestral pour le disque Le Bal des citoyens

Dans ce même disque, le duo de violon Jean Leber-John Wright mérite une anecdote.

5. La Mère Duchesne par John Wright et Jean Leber.

J’avais rencontré John Wright en 1972 à Strážnice. Lorsque l’année suivante et grâce à lui, j’enregistrais l’album « Spécial Vielle » pour « Le Chant du Monde », ce ne pouvait être qu’avec lui pour ces marches de mariage auvergnates.

6. Marches nuptiales, avec John Wright.

Parmi les personnalités marquantes de cette époque, René Zosso a une place particulière. On nous a quelques fois comparés, voire opposés, alors que nous étions amis et complices. Il était aussi à Budapest en 1977, et nous avons mené ensemble « à la goule » ce branle béarnais.

7. Bonsoir le maître… avec René Zosso à Budapest en 1977.

Michel Corrette, lorsqu’il écrit ses Concerto Comiques, utilise des thèmes musicaux populaires en vogue, chansons ou contredanses. Il intègre aussi dans l’orchestre baroque des instruments comme la vielle, la musette, la trompe de chasse. Pour le disque consacré à ce compositeur éclectique, j’ai ainsi rejoint l’orchestre nantais Stradivaria en 1996

8. Margoton, 3° Concerto Comique avec Stradivaria.

Depuis le Moyen-Âge, musiques, chansons, danses et instruments voyagent, portés par des musiciens qui échangent leurs savoir-faire et leurs répertoires. Cet arrangement sur « la Volta », tube aux origines médiévales dont des traces ont encore été recueillies dans le folklore hongrois par Zoltan Kodaly, illustre ces continuelles migrations et appropriations.

9. Variations sur la Volta avec Carmina Danubiana.

De Congo y Carabalí, un libro de « poesía mulata »

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Aunque desde Chiapas, Cuba pareciera lejos, el libro « De Congo y Carabalí » poesía mulata de Cuba de Santiago Miguel Carnago López1, suelta perfumes que nos la acercan. Este poemario, editado en México, encuentra su inspiración en Santiago de Cuba, segunda ciudad más importante del país, ubicada en el Oriente, y como lo dice la canción2, « tierra del sabroso son ». Accesibles, los poemas se empeñan en exaltar y preservar la memoria de los lugares de la isla y de sus personajes, como el famoso cantante Compay Segundo.

Funcionan como tantos homenajes a la riqueza y la vitalidad de la cultura negra, tan presente en la música, o en la manera de saborear el café, o el ron: « la mulata mueve el cuerpo con cintura de jabón, y el sudor de sus entrañas, más que a sudor huele a ron »3. Los elementos se corresponden, hay una ida y vuelta constante entre la naturaleza y la gente. Los colores, incluso los opuestos, se encuentran y pierden sus identidades, como bajo el efecto de un espejismo: « uno negro y otro blanco ahora son de igual color. Dos senos que se revuelcan »

No olvidemos, que en Cuba música y literatura tuvieron una influencia mutua, gracias al profundo trabajo de Nicolás Guillen5. A finales del siglo XIX, mientras Cuba va hacia su independencia, el padre de Nicolás, participa en esta lucha, y muere dentro de ella. Este acontecimiento va a tener un impacto en la vida de Nicolás, quien buscara pronto las formas de resistir, tanto políticas como culturales, para reivindicar los derechos de los negros, todavía marginados en la isla a pesar de que ya no existiera la esclavitud. En su libro « Motivos de son », se inspira de la música de son, en pleno reconocimiento en la época de los años 20, para dar ritmo a sus poemas. Luego, algunos de estos, como « Negro bembón » serán transformados en canciones, y siendo interpretados por cantantes como Celia Cruz y Compay Segundo (e Ismael Rivera en Puerto Rico). Esa idea de hablar de poesía « Mulata », en vez de poesía negra también viene de él, la argumenta diciendo que el negro nunca tuvo oportunidad de exprimir las particularidades de su cultura en su propia lengua, ya que estaba bajo el control del colonizador y de su censura, antes que nada religiosa.

Regresando a nuestros lares, sabemos que Nicolás Guillen fue invitado a Chiapas por un escritor que talvez hubiera merecido mas reconocimiento, Armando Duvalier6. Ellos se conocieron en la Ciudad de México, en la casa de Aurora Reyes, muralista, en un encuentro donde participaban muchos personajes de la cultura. En esta época los intelectuales participaban en la tarea de « fundar el México nuevo 7»

Aymeric Lehembre

 

1 : Autor Cubano, su blog: www.scarnago.com

2 : Cf « Veneración », canción de Miguel Matamoros

3 : Cf “Don Enrique del tambor”, en « Congo y Carabali », Poesía Mulata de Cuba

4 : Cf “Donde nació el son”, en « Congo y Carabali », Poesía Mulata de Cuba

5 : Otros intelectuales, como Fernando Ortiz Fernandez, ayudaron a tener un mejor conocimiento de la cultura negra

6 : Autor chiapaneco, (1914-1989) inspirado por la poesía mulata, o negra, y creador de un estilo vanguardista

7 : Expresión tomada de la crónica intitulada « Nicolás Guillén en Chiapas », en la sección « crónicas Literarias » del blog de Roberto López Moreno (robertolopezmoreno.com)

Originalité de la poésie Afro-cubaine

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VERSIÓN en ESPAÑOL

Cuba a beau sembler éloignée du continent latino-américain, il se dégage du livre de Santiago Miguel Carnago Lopez, « De congo y Carabali » -poesia mulata de Cuba– des parfums qui nous en rapprochent. Ce recueil de poèmes, édité au Mexique trouve son inspiration dans la deuxième ville de l’île, Santiago, située à l’Est, et qui, comme le dit la chanson « Veneracion » est « la terre du savoureux Son ». Accessibles, les poèmes s’attachent à entretenir la mémoire des lieux et des personnes de la ville.

Ceux-ci sont autant d’hommages, à Compay Segundo, ou à la richesse de la culture noire, très présente dans la musique , mais aussi dans la façon de déguster le café, ou le rhum : « la mulata mueve el cuerpo con cintura de jabon, y el sudor de sus entrañas, mas que a sudor huele a ron ». Tous les éléments renvoient les uns aux autres, sont comme des correspondances, la nature, et les gens, les couleurs, mêmes opposées, se rencontrent, à en perdre le contrôle, comme sous l’effet d’un mirage : « uno negro y otro blanco ahora son de igual color. Dos senos que se revuelcan ».

N’oublions pas qu’à Cuba, la littérature et la musique ont eu des influences l’une sur l’autre, notamment grâce au remarquable travail de Nicolas Guillén, véritable passeur entre les genres, tandis que d’autres comme Fernando Ortiz Fernandez proposaient des études détaillées de la culture noire. A une époque, déjà tardive, oú Cuba s’achemine vers l’indépendance, c’est N.Guillén qui est marqué par cette lutte, puisque son père y participe, et en meurt. Par la suite, guidé par d’autres, il comprend l’importance d’utiliser des éléments culturels pour mieux revendiquer les droits des noirs, encore marginalisés dans l’île malgré que l’esclavage y ait été aboli. Dans son livre, Motivos de son, il s’inspire de la dynamique présente dans la musique de « son », en plein essor dans les années 20 pour donner un rythme à ses poèmes. Réciproquement, les histoires racontées dans certains de ses poèmes, comme « Negro bembon » serviront de base à des chansons qui seront chantées par de nombreux auteurs, de Cuba à Puerto-Rico (respectivement Celia Cruz, Compay Segundo, et Ismaël Rivera pour la chanson « Negro bembon »). Il décide par ailleurs, que le terme de poésie « mulata » (traduisez mulâtre ou métisse) est plus exact que « noire » pour décrire ce courant de poésie, le noir n’ayant jamais eu l’occasion d’exprimer, dans sa propre langue, les particularités de sa culture puisque le régime colonial faisait peser sur lui une censure, notamment religieuse.

Pour la petite histoire, on sait que Nicolas Guillén est venu au Chiapas, tiré par la manche par Armando Duvalier, un poète qu’il avait rencontré à Mexico, au cours de rencontres avec des intellectuels, eux-mêmes en quête d’une identité pour le Mexique. A cette époque les intellectuels pouvaient encore prétendre participer à des réflexions générales sur la société.

Aymeric Lehembre

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